dimanche 19 février 2017

J'ai enfin regardé... The Walking Dead ! [Garanti Spoilers Free]

Je sais, après (presque) 7 saisons, j'arrive un peu complètement après la guerre. Mais c'est aussi pour cela que j'adore les breaks d'été et d'hiver. Cela me permet de marathoner des trucs qui ont trois millions de saisons et de rattraper mon retard sans que me prenne 18 ans.

Et mon mois de décembre a clairement été accaparé par The Walking Dead. Comme je n'ai (encore) jamais ouvert la BD, je vais pour le moment me contenter de faire une review de la série télé. Pardon les puristes, dès que je débloque un budget bande-dessinée, je vous rejoins.

Réaction à chaud / Réaction à froid : La pré-écriture d'articles à l'avantage de permettre de m'avancer mais l'inconvénient de me laisser l'occasion de faire évoluer mon avis et de donner lieu à des nombreux updates. Dans l'article, je vous ai distingué ce que j'avais écrit directement après m'être mise à jour sur la série, et ce que j'ai ajouté quelques jours/semaines plus tard. Curieusement, mes réactions à froid sont beaucoup plus enthousiastes que mes réactions à chaud. Allez comprendre...



Si vous avez vécu dans une grotte ces dernières années, synopsis !
Rick Grimes, shérif de son état de son patelin, tombe dans le coma à la suite d'une fusillade sur un lien d'intervention. Il se réveille dans un monde complètement différent. Un virus pandémique a transformé la majorité de la population en zombies assoiffés de sang. Désormais, il n'a plus qu'un objectif : avec son groupe, survivre face à toutes les menaces, mortes ou vivantes...

Le Gros Plus
À mon sens, il n'y a pas de débat, la plus grande qualité de The Walking Dead réside dans ses personnages. Il y a un panel très varié et assez intéressant et plusieurs personnages à grand potentiel. En général, s'il y en a ne serait-ce qu'un dans une série, c'est déjà beaucoup. Là pour le coup, il a beaucoup de bonnes choses, de charisme et de caractères intéressants avec Rick, Daryl, Carol, Michonne... Même les secondaires ont de la substance et de la présence (pour qu'on puisse être triste quand ils meurent, exactement). Il y a plein de gens auxquels s'attacher et l'affection est facile pour cette grande famille reconstituée.
Rick par exemple, en tant que flic-héros, je pensais que j'allais le détester dès la première minute mais en fait il est cool. Vraiment cool. Et puis pardon, tout le monde le déteste, mais Negan ?! Au delà de mon amour pour Jeffrey Dean Morgan (qui est un putain de génie dans ce rôle), ce personnage est absolument extraordinaire. J'espère qu'il ne va pas mourir tout de suite parce que je l'aime beaucoup trop.

L'éventuel Moins
Réaction à chaud : Le point le plus discutable de la série est à mon sens le scénario. Il est très variable, passant de "OMG-épisode-trop-dingue" à "super-il-ne-s'est-rien-passé-depuis-une-demi-saison". L'un dans l'autre, le scénario reste assez primaire, alternant problèmes de survie et apparition de grand méchant. On est en pleine saison 7 et on a encore aucune idée de ce qui a déclenché l'épidémie par exemple, d'où elle vient ni qui l'a déclenchée. Dans le fond, ça tourne un peu en rond et ça reste un peu bourrin. Encore une fois, heureusement qu'il a de bons personnages et des acteurs qui tiennent la route pour maintenir l'intérêt de l'ensemble.

Réaction à froid : ayant développé une obsession pour ce show entre le moment de l'écriture de cet article et sa publication, je me devais d'apporter quelques précisions. J'ai fait quelques recherches (ok, j'ai lu et écouté tout ce qu'il était possible de lire et d'écouter sur la série) et j'ai quelques éléments de réponses. Tout le monde s'en fout, mais ça me fait plaisir de les raconter.

D'abord le but de la série est moins à propos d'explorer les tenants et les aboutissants d'une épidémie qui transforme tout le monde en zombie que de raconter ce que l'être humain et les êtres humains sont capables (à la fois en terme de positif mais aussi en terme de noirceur) de faire et de devenir en cas de situations extrêmes, apocalyptiques. En ça effectivement, la série est très réussie. L'évolution psychologique du groupe dans son ensemble et dans son détail est intéressant à suivre et forme de grands personnages.

Ensuite, au niveau de la temporalité du scénario, le recul (et la fin de la saison 6 / première moitié de la saison 7) m'a fait prendre conscience que les lenteurs contribuaient finalement beaucoup au propos et à la qualité de la série. Les longueurs nous placent à la même hauteur que les personnages, font monter la tension et usent nos nerfs de la même façon qu'elles usent les leurs. Ça fait des épisodes où ils ne se passent pas grand chose mais ça préserve le réalisme de la temporalité et la psychologie. Bon à part la première moitié de la saison 4, qui était globalement juste chiante. À en croire les réactions de certains, c'est sans doute parfois un peu trop subtile pour le téléspectateur moyen de la série, mais je ne suis pas certaine que l'histoire y gagnerait à être racontée autrement.

Hashtag Squad.


Globalement, on j'en pense quoi ?
Réaction à chaud : Attention série addictive ! Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je n'ai pas réussi à m'arrêter. Sept saisons en un mois, même si elles ne sont pas bien longues, ça fait quand même une bonne moyenne. Le rythme de la série est assez étrange. Il y a des épisodes très bien pensés et d'autres plus lents, plus passifs. Les uns et les autres incitent bizarrement toujours à en regarder plus, même si la qualité est parfois inégale. On pourrait sans doute aisément couper pas mal de choses sans toucher à la cohérence de l'histoire. Le piège, c'est que les scénaristes maitrisent très bien la technique du cliffanger. Ce qui parfois est top et d'autres fois légèrement exaspérant.

Objectivement, ce n'est pas la meilleure série du monde. Mais c'est aussi très loin d'être la pire. Dans un même temps, c'est probablement déjà culte. Alors à vous de voir.

Réaction à froid : j'ai marathoné la série au mois de décembre et écrit cet article dans le courant du mois de janvier. La série ne reprend qu'au mois de février (elle a déjà repris du coup, duh). Entre tout ça, je me suis surprise à beaucoup repenser à la série, elle ne quitte jamais vraiment totalement mon esprit. Malgré les quelques défauts du show, il est possible que tous ces gens m'aient beaucoup plus marquée que prévu. Attendez-vous sans doute à en entendre parler de nouveau ici ;-)

J'imagine que vous êtes beaucoup à regarder alors dites-moi ce que vous en pensez, où vous en êtes, votre perso préféré et tout ce que vous voulez ;-).





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xoxo
Lily

dimanche 12 février 2017

BILAN de ma PAL d'hiver ❄ #1

Pardon, ça fait un peu 100 ans que j'ai disparu. J'avais prévu de revenir dans le courant du mois de janvier après ma pause annuelle, et je n'ai... absolument pas eu le temps.

En vérité, je n'ai eu que peu de temps, que je n'ai pas eu le courage de consacrer au blogging. J'ai bien pré-écrit quelques trucs, mais il me manquait surtout des photos, et sans lumière naturelle c'est assez compliqué (et moche).

Mais je suis là maintenant ! Enfin, j'espère que je suis là... (on y croit !)

Je commence donc cette année de blogging comme il faut avec un petit bilan de mes premières lectures de ma PAL d'hiver. À priori pas de grandes découvertes mais pas de grosses déceptions non plus. Je me suis énervée contre (presque) personne, donc c'est déjà un bon départ !

Débrief ;-)

La nuit des temps - Barjavel

La Nuit des Temps - René Barjavel - 

J'ai débuté cette PAL d'hiver par la relecture d'un livre, qui, en principe, plait énormément. À ma première lecture, on m'avait surtout vendu l'histoire d'amour et celle-ci ne m'avait pas emballée outre mesure. À ma deuxième lecture, je ne me souvenais que vaguement des grandes lignes de l'histoire, j'ai donc décidé de l'aborder avec moins d'attentes.

Verdict, ça a un peu mieux fonctionné sur moi. Je me suis surtout intéressée à l'aspect scientifique et philosophique de l'histoire qui, à mon sens, est beaucoup plus pertinente que son histoire d'amour.
Barjavel utilise l'excuse d'une expédition scientifique qui-ne-vend-pas-beaucoup-de-rêve en Antarctique et l'occasion d'une découverte inattendue pour questionner nos certitudes sur l'humanité, sa chronologie et ce qu'on en fait. Le format roman/divertissement n'empêche pas l'auteur d'y glisser un regard sur le monde scientifique, la sphère philosophique et le rencontre des deux.

En bref, c'était une histoire assez sympa, un soupçon intéressante et qui se lit rapidement et sans effort. La Nuit des Temps ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais si le bouquin est déjà dans votre PAL, profitez d'un hiver pour l'en sortir ;-).

Synopsis : Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...
Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? 
La Nuit des temps, c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.


Au coeur du silence - Graham Joyce

Au Coeur du Silence - Graham Joyce - 

Note avant de commencer : on se parle de cette couverture ? Ils avaient oublié les E dans le titre ou comment ça se passe ?

C'est le dernier livre que j'ai reçu dans le cadre de mon abonnement à Livre(s)-Moi. J'avais prévu de faire un débrief sur ce que je pensais des livres choisis et de l'ensemble de l'expérience mais la boîte a malheureusement fermé entre temps. Après Ce qui a dévoré nos coeurs et La Joie, que j'avais globalement beaucoup aimé, j'ai été un tout petit peu moins emballée par Au Coeur du Silence.

Je suis, de nature, pas très enthousiasme à tout ce qui ressemble à de la romance. Quand elle est intégrée à un autre genre, pourquoi pas, mais quand c'est le coeur du propos, bof. Mais celle-ci avait l'air d'être un petit huis-clos, recelait une sorte de mystère alors je me suis dit qu'il y avait matière à faire quelque chose d'un peu plus intéressant qu'une bête histoire d'amour.

Enfermer ce couple dans ce village désert et entouré de neige était une bonne idée dont le potentiel n'a pas été complètement exploité. J'attendais un peu plus de psychologie, plus de sentiments oppressants. L'histoire se traine ensuite un peu en longueur et le dénouement n'est pas plus original qu'imprévisible. Pour un lecteur attentif, les indices sont même identifiable dès la moitié du bouquin.

En bref, ce n'était pas une lecture horrible mais Au Coeur du Silence est également loin d'être une lecture fantastique. La morale derrière le fin mot de l'histoire n'est pas idiote mais elle ne suffit pas pour que je vous recommande particulièrement cette lecture.

Synopsis : Zoe et Jake passent des vacances d'hiver idylliques dans les Pyrénées, amoureux comme au premier jour. Mais ils sont pris dans une avalanche et n'en réchappent que miraculeusement. À leur retour, ils trouvent le village et leur hôtel déserts, sans âme qui vive. Sans doute la zone a-t-elle été évacuée : passé l'euphorie de s'en être miraculeusement sortis, vient, pour eux, la peur de subir une nouvelle avalanche. Le couple tente donc de fuir coûte que coûte. Mais la neige et le brouillard, entre autre, en ont décidé autrement. Bloqués, Zoe et Jake vont devoir rester dans ce village vidé de ses habitants, seuls au coeur du silence.


Indian Creek - Pete Fromm

Indian Creek - Pete Fromm - 

Il me semble que j'avais repéré ce bouquin dans un haul de booktubeuse. Je l'avais noté sans trop me poser des questions, en me disant que ce serait une lecture adaptée pour un hiver. Si j'avais cherché plus loin, peut-être que je me serais pas lancée.

Indian Creek n'est pas tellement ce à quoi je m'attendais. En gros, je m'attendais à des descriptions à couper le souffle accompagnées de réflexions psychologiques et philosophiques profondes sur la place de l'être humain dans l'univers, la solitude et le cycle de la vie des petits zosieaux. Quelque chose dans ce goût-là.
À la place, j'ai eu le récit d'un mec qui se faisait chier et trompait l'ennui en dépeçant des animaux. Je dois dire que ça m'a quelque peu saoulée, voire carrément dégoutée (et pourtant, je suis loin d'être vegan. Même pas végétarienne).

J'ai passé les trois quart du bouquin à m'ennuyer comme un rat mort en me demandant ce qu'il se passait dans la tête des américains (ou de celui-là, du moins). Il faut attendre le dernier quart du livre (et oublier la postface, qui n'a aucun intérêt) pour que l'auteur donne enfin l'impression d'apprécier et de respecter ce qui l'entoure. Je n'ai pas du tout accroché à la personnalité de Fromm et l'ensemble des personnes apparaissant dans le récit n'a provoqué chez moi que de l'antipathie. La seule que j'aimais bien, c'est Boone (c'est le chien).

Sur la quatrième de couverture de mon édition, le commentaire d'une certaine Christine Ferniot de "LIRE" précise que c'est "une oeuvre d'apprentissage d'une drôlerie irrésistible". Alors je veux bien qu'on ait tous des sens de l'humour différents, mais à mon sens ce n'était pas vraiment très drôle. Même pas souriant. Et je pense que je l'ai déjà dit ici, mais je ne suis pas très fan des arnaques à la quatrième.

C'était ma première lecture de nature writing et, ma foi, pour le moment je ne suis pas convaincue. Il y a d'autres que je veux tenter donc je verrai bien mais Indian Creek ne fera pas partie de mes recommandations pour le genre.

Synopsis : Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j'avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
- Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m'expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t'en consituer une réserve avant que la neige n'immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :
-Heu... C'est quoi, une corde à bois ?
Ainsi début le long hiver que l'auteur s'apprête à vivre seul au coeur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle (LOL) et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages. Captivant récit d'aventures et d'apprentissage, ce classique contemporain a étable Pete Fromm comme une des grandes voix de l'Ouest américain.




xoxo
Lily

dimanche 11 décembre 2016

En pause pour les fêtes !


Salutations !

Comme tous les ans, je profite de la période des fêtes pour mettre le blog en pause pour grosso-modo un mois.
J'ai habituellement pas mal de choses à gérer en décembre mais j'ai l'impression que cette année est encore plus chargée que les autres. Au lieu de céder à la crise de nerfs, je fais une pause avec le blog pour alléger ma to-do list.

Ça me permet en plus de prendre un peu d'avance sur mes lectures/articles et de prendre un peu plus de temps pour soigner mon contenu à la rentrée.

En principe, je serai de retour dans le courant du mois de janvier. Je vous ferai signe quand j'aurais arrêté la date.

En attendant, vous pouvez continuer me suivre sur mes réseaux sociaux, Twitter et Instagram, où je continuerai d'être raisonnablement active, même en période des fêtes. C'est du moins le plan prévu.

Je vous souhaite d'ores et déjà de bonnes vacances si vous avez la chance d'en prendre et de très bonnes fêtes de fin d'année si vous les fêtez. Et puis sinon, à très bientôt ;-).

xoxo
Lily